« Fiancée d'origine contrôlée » : des représentations jusqu'au 7 mars
mardi 02.02.2010, 05:04 - La Voix du Nord
Les représentations auront lieu à la salle des fêtes plusieurs week-ends de suite. Les billets sont en vente.
| HOYMILLE |
À la salle des fêtes (derrière l'église), les Tréteaux hoymillois présentent
Fiancé d'origine contrôlée, une pièce de Philippe Caure, avec comme morale : « Il faut toujours tester un homme avant de le garder. » Les billets peuvent être achetés par téléphone au 06 11 96 07 78, par Internet www.lestreteauxhoymillois.fr et sur place jusqu'au 4 mars à la salle des fêtes les lundis et jeudis de 17 h à 18 h 30 au tarif unique de 6 E.
Les spectacles ont lieu samedi 6 février à 20 h, dimanche 7 février à 16 h, samedi 13 février à 20 h, dimanche 14 février à 16 h, samedi 20 février à 20 h, dimanche 21 février à 16 h, samedi 27 février à 20 h, dimanche 28 février à 16 h, samedi 6 mars à 20 h, dimanche 7 mars à 16 h.
Pour ma part j'ai encore discuté du sujet avec des élus et journalistes de Flandres belges ce jour, ça bouge dans le bon sens sur ce sujet également.
Le gouverneur de Flandre occidentale (prefet) nous a envoyé un courrier au sujet de son attention et de sa vigilance pour la préservation de l'Yser. (ressource en eau potable pour les habitants là bas)
En Flandres, la fronde monte contre les porcheries
Source: La Voix du Nord
samedi 16.01.2010, 05:06 - PAR RAPHAËLLE REMANDE ET ANNE-CHARLOTTE PANNIER
Edmond Kocizewski, à la tête de l'association DEFI (Défense de l'environnement de la Flandre intérieure) à Bambecque. PHOTO JEAN-CHARLES BAYON.
| COLERE |
Non, parfois, tout n'est pas bon dans le cochon. Surtout quand il est élevé à quelques centaines de mètres de chez vous, par milliers. Dans les Flandres, des projets de porcheries agitent la vie locale et déclenchent l'ire d'habitants, élus et associations. Et ce n'est qu'un début.
Mylène, 27 ans, est partie de la région parisienne pour aller vivre à la campagne, à Bambecque près de Bergues. Un grand jardin, une jolie maison en briques rouges. Un premier investissement pour elle et son mari. Et patatras. Seulement quinze jours après avoir signé les papiers, le couple a appris l'installation d'une porcherie de 3 000 bêtes à quelques centaines de mètres. « On savait bien qu'en s'installant à la campagne, on aurait des désagréments, soupire la jeune femme. Mais pas autant. Il y aura les odeurs, la route n'est pas adaptée pour les camions. Si ça se fait, on n'aura pas le choix, on va rester. Mais on est blasés. » À Bambecque, toute la rue s'est mobilisée, de conserve avec le village, pour dénoncer le projet.
Et la situation est la même dans plusieurs communes des Flandres. À Bambecque et Houtkerque, ce qui fait d'autant plus bondir, c'est la nationalité, belge, des exploitants. Et dans un climat pourtant tendu dès qu'on aborde le sujet (certains évoquent même la peur de représailles) personne ne s'en cache : « Si c'était quelqu'un d'ici, cela nous embêterait mais on ne ferait pas tant de démarches », glisse Thérèse, 65 ans.
Priscilla, 28 ans, renchérit : « Ce sont des Belges qui viennent polluer des sols français ! » À la tête de la fronde, une association, DEFI (Défense de l'environnement de la Flandre intérieure) dont le président, Edmond Kocizewski, insiste sur le risque de pollution par le lisier (lire ci-contre) et s'indigne : « On donne l'eau de nos petits-enfants aux cochons ! » Son inquiétude : la multiplication des projets.
Car la bataille ne fait que commencer. Tous les éleveurs de porcs vont en effet devoir mettre leurs installations aux normes pour le 1er janvier 2013 (loi Bien-être) « Ces normes imposent plus de place pour les bêtes. Les éleveurs vont donc devoir investir et cela s'accompagne souvent d'un agrandissement d'élevage. C'est la démarche logique, explique Jean-Marie Vanvincq, de la chambre d'agriculture.
Quant aux Belges, ils sont saturés au niveau épandage. On ne pourra pas les empêcher de venir, on est en Europe. » Pour autant, le conseiller minimise l'ampleur des projets : « Cela peut paraître important mais nous avons perdu 50 % de la production de la région en quinze ans. » Des arguments qui semblent tomber à plat dans les villages concernés. Partout comme à Bambecque, réunion publique, rencontre en sous-préfecture, courriers envoyés à de nombreux élus, barbecue citoyen, ont rythmé les dernières semaines des opposants au projet.
Avec un espoir : l'enquête publique d'Houtkerque s'est soldée par un avis défavorable du commissaire enquêteur. « Cela arrive rarement , concède Jean-Marie Vanvincq, une fois sur dix. » À Bambecque, l'enquête s'est achevée fin décembre. Entre-temps, le conseil municipal s'est opposé par le vote au projet d'installation et à l'épandage. Raisons invoquées : « Les risques sanitaires et de maladie, plus particulièrement la maladie d'Aujesky, inexistante dans la région mais qui touche certains élevages porcins de Belgique », explique le maire de Bambecque, agriculteur. Ajoutant qu'en cas de contamination, toutes les bêtes du périmètre seraient abattues.
Mais il faut savoir que Bambecque n'est pas la seule qui subira les conséquences de l'installation, si elle est autorisée. « Si certains se croient à l'abri de la pollution olfactive, sachez que Bambecque recevra le tiers de lisier à épandre sur ses terres », explique Edmond Kociszewski. Le commissaire enquêteur devrait rendre son avis le 23 janvier. « Nous avons demandé que le dossier soit examiné en même temps que celui d'Houtkerque », explique le maire, a priori en février-mars. En dernière instance, c'est le préfet qui tranche pour chaque dossier. En attendant, riverains et élus restent actifs et vigilants. • Que pensez-vous de ces implantations ?
REPÈRES
• > L'épandage, c'est quoi ? C'est tout simplement se débarrasser des déchets des cochons. Cela s'appelle du lisier quand c'est liquide, du fumier lorsque c'est mélangé à la paille. Dans la région, les porcs sont souvent élevés « sur caillebotis », c'est-à-dire sur des lattes en béton et on parle donc de lisier. Les éleveurs l'épandent sur leurs terres ou sur celles d'autres agriculteurs.
• > Une législation L'épandage, cela ne se fait pas n'importe quand, ni n'importe comment (en théorie). Interdiction en hiver et « on ne peut épandre que sur les cultures qui peuvent absorber l'azote, il y a aussi des doses à respecter », explique Uriel Rageot, conseillère à la chambre d'agriculture de la région. Enfin, on doit épandre à plus de 100 m des habitations (avec du matériel de base).
• > Ouvrir une porcherie Pas simple, surtout quand on veut être gros. On compte (attention au jargon !) en « places d'animaux équivalents ». Une truie est égale à trois animaux, un porc à un (on compte en rejets d'azote). Retenons juste qu'au-delà de « 450 places animaux équivalents », une ouverture nécessite au préalable une enquête publique puis le respect de certaines règles (bâtiment à 100 m des habitations, stockage de minimum quatre mois).
Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme se félicite de l’adoption ce matin par le Parlement, dans le cadre d’une commission mixte paritaire, de l’obligation d’équiper l’ensemble des logements de Détecteurs Avertisseurs Autonomes de Fumées (DAAF). Il rappelle que le nombre d’incendies a doublé ces vingt dernières années : 1 incendie toutes les deux minutes, plus de 10.000 blessés et 800 morts par an en France. Benoist Apparu précise que tous pays avec un taux d’équipement supérieur à 80% ont diminué le nombre de morts par deux. Alors que le taux d’équipement en Norvège est de 98% et en Angleterre de 89%, en France celui-ci est seulement de 2%.
Les pouvoirs publics font campagne pour le détecteur de fumée
En décembre dernier Benoist Apparu a lancé une campagne choc pour sensibiliser les français sur les risques d’incendies domestiques en insistant notamment sur la nécessité pour chaque foyer de s’équiper de détecteurs.
Le Ministère note que plusieurs grands magasins se sont trouvés en début d’année en rupture de stock de DAAF et que les Français dans le cadre d’une étude de l’institut Harris Interactive ont décerné à la campagne « Ne laissez pas la vie de ceux que vous aimez partir en fumée » le titre de publicité magazine préférée des Français face à une quinzaine de nouvelles annonces sélectionnées par un jury de professionnels.
Comment choisir un détecteur de fumée
L’installation d’un détecteur de fumée peut donc vous sauver la vie en cas d’incendie. Encore faut-il qu’il fonctionne correctement. C’est à peine croyable, mais c’est rarement le cas, précisait en octobre 2009 l’Institut national de la consommation (INC), par le biais de son magazine 60 millions de consommateurs qui publiait les résultats d’un banc d’essai mené sur les détecteurs de fumée. Seuls deux appareils testés sur huit seraient fiables.
Ce que disait l’enquête publiée en octobre 2009 dans 60 millions de consommateurs :
Exit les Elro (RM121C), Fare (l’Alerteur), Chacon (34260), Astrell (610345), Projex (HS 103) et Otio (D-200). Sur huit appareils testés, seuls deux, le Kidde 29FR et l’EIHome EI 105B se sont révélés conformes. Une enquête édifiante qui a des conséquences : l’INC a saisi la Direction de répression des fraudes (DGCCRF) pour retirer du marché les produits incriminés. Informé de ces résultats, Castorama a de son côté, annoncé d’ores et déjà le retrait de l’appareil Projex de son catalogue, "dans l’attente de nouvelles investigations".
Détection tardive ou carrément absence de détection, l’enquête de 60 millions révèle d’importantes défaillances d’appareils, alors même que l’obligation de présence d’un Daaf (détecteur avertisseur autonome de fumée) dans les logements devrait être enfin votée cet automne, selon leurs informations... et que l’INC avait déjà mené une enquête sur ce type d’appareils en 2006, avec des résultats similaires ! "La situation a désespérément peu évolué depuis notre précédent comparatif de 2006, dénonce l’article. La majorité des modèles a toujours de gros problèmes de détections des feux". A cela s’ajoutent des non-conformités aux normes en cas d’impacts et des sensibilités non homogènes.
Ce qui pose également le problème de la fiabilité de la norme EN 14604 elle-même, précise l’enquête : "La fiabilité de la marque NF est prise en défaut : elle figure sur les deux appareils recommandés, mais aussi sur deux appareils qui sont non conformes." Depuis le 1er mai 2007, cette norme européenne doit figurer sur chaque détecteur mis sur le marché, accompagnée des lettres CE et NF, le cas échéant. Au final, l’INC préconise donc, non seulement le retrait des produits incriminés, mais également "un programme de contrôles renforcés".
Le Kidde 29FR et l’EIHome EI 105B restent des valeurs sûres.
En solidarité avec le peuple Haitien voici un article résumant la situation, et des contact en bas de l'article pour aider ! Source : www.cdurable.info
Quelle est la situation sur place ? Comment aider ?
Help Haïti : l’appel à la solidarité pour les victimes du séisme
Le violent séisme qui a touché la capitale de Haïti, l’un des plus pauvres pays au monde, aurait fait 45.000 à 50.000 victimes selon de premières estimations de la Croix Rouge ainsi que trois millions de blessés ou de sans-abri. Le chaos règne toujours dans cette ville de 2 millions d’habitants où les scènes de pillages se multiplient. Devant l’ampleur de la catastrophe, de nombreuses organisations comme la Fondation de France, l’UNICEF, Médecins du Monde, la Croix Rouge et Médecins sans Frontières se mobilisent et lancent un appel à la générosité pour venir en aide aux populations les plus vulnérables.
La situation :48 heures après le séisme, toujours l’incertitude
45.000 à 50.000 personnes seraient mortes à Haïti selon le Président de la république, René Préval, vivant malgré l’effondrement de son palais. Hier, mercredi, le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive disait à la chaîne américaine CNN : "il est difficile d’évaluer précisément le nombre de victimes. Combien de constructions, combien de bâtiments se sont effondrés. Avec les habitants à l’intérieur, je pense qu’on est bien au dessus de 100.000. Tellement de bâtiments, tellement de quartiers ont été totalement détruits, et dans certains quartiers, on ne voit même plus personne, donc je ne sais pas où sont ces gens". Mais on ignore pour le moment le nombre réel de victimes, les communications étant fortement perturbées dans l’île.
Un puissant séisme a frappé le pays mardi soir, à 16 km de Port-au-Prince. La secousse, de magnitude 7, a duré plus d’une minute et a même été ressenti "fortement" par des habitants de l’est de Cuba. Le séisme a été suivi quelques minutes plus tard par une forte réplique d’une magnitude de 5,9, puis d’une autre de magnitude 5,5.
L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à l’intérieur des terres, à seulement 10 km de profondeur et à 16 km de la capitale. Un géophysicien de l’institut géologique américain à Golden, dans le Colorado, a indiqué qu’un séisme de cette importance n’avait jamais été enregistré à Haïti depuis plus de 200 ans. "Il y a eu deux tremblements de terre majeurs en 1750 et 1771, mais depuis il n’y en a pas eu de cette magnitude", a dit Dale Grant.
Selon Médecins Sans Frontières, la situation est "chaotique" dans la capitale. "Je me suis rendu dans cinq centres médicaux dont un grand hôpital et la plupart d’entre eux ne fonctionnaient pas, raconte un témoin. Beaucoup sont détruits et j’ai vu un nombre bouleversant de corps. Des centaines de milliers de personnes ont dormi dans les rues car elles n’ont plus de logement. Nous avons pu voir des fractures ouvertes, des blessures à la tête. Le problème est que nous ne pouvons envoyer les gens se faire soigner correctement à ce stade".
"Il va falloir reloger Port-au-Prince, soit deux millions de personnes", a expliqué mercredi soir l’ambassadeur de France à Haïti, Didier Le Bret, joint au téléphone par France 2. "Je n’ai quasiment pas croisé une maison qui tenait", ajoutant avoir vu des rues "jonchées déjà de cadavres". Il se dit horrifié par ce qu’il a vu : "on voit des gens apparaître, une jambe, un bras, dans des tas de ferrailles, de béton. C’est épouvantable !". Et il ajoute que les gens sont tous "dans la rue, ils vont passer la nuit dans la rue et maintenant, certains d’entre eux, avec leur seule bonne volonté, cherchent à retrouver les cadavres sous les décombres." L’ambassadeur parle d’une quasi-absence de sauveteurs : "Aucun moyen actuellement n’a été mis en oeuvre. Le peu de moyens dont disposait Port-au-Prince, à travers son réseau de pompiers, a été enseveli dès la première secousse". A l’ambassade, "le plafond s’est effondré. On s’est réfugié sous nos tables. On est sorti avec une ambassade qui était à moitié détruite. J’ai traversé à pied deux quartiers dont un où se trouve la résidence de l’ambassadeur de France qui est totalement détruite".
De nombreux morts et blessés enfouis sous les décombres
De nombreuses personnes se retrouvent coincées dans les décombres des immeubles détruits, soit mortes, soit blessées, dans le nord de la capitale, Port-au-Prince. "Mon pays fait face à une catastrophe majeure", a commenté sur CNN l’ambassadeur de Haïti aux Etats-Unis, Raymond Alcide Joseph. La principale prison de la ville s’est effondrée. Des détenus ont pris la fuite.
Le secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, déclare que 200 personnes seraient portées disparues sous les décombres d’un grand hôtel de Port-au-Prince, l’hôtel Le Montana, sur les hauteurs de la capitale, non loin du quartier-général de l’ONU. "Une soixantaine de Français sont réfugiés à l’ambassade (de France), touchée par le séisme. La résidence de l’ambassadeur a aussi été touchée par le séisme", précise-t-il. Il y a 1.400 Français recensés en Haïti, dont 1.200 à Port-au-Prince. Une cinquantaine au moins est portée disparue.
L’ONU a payé un lourd tribut à la catastrophe. Son siège local s’est effondré. 14 de ses employés (13 casques bleus, dix Brésiliens et trois Jordaniens, ainsi qu’un employé civil haïtien) ont été tués et 150 autres sont portés disparus. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner dit craindre que toutes les personnes présentes au siège de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) au moment de la secousse ne soient mortes. Parmi elles figure le chef de la mission, le Tunisien Hedi Annabi, dont le décès semble avéré. 56 employés ont par ailleurs été blessés, dont sept gravement qui ont été évacués du pays.
L’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot, est lui aussi décédé lors du tremblement de terre. Le vicaire général, Mgr Charles Benoît, est porté disparu, selon la Missionary international service news agency (Misna).
Le chaos règne dans les rues, déjà visible sur le Web
Après le tremblement de terre, les gens se sont précipités dans les rues de la ville tandis qu’un nuage de poussière et de fumée s’élevait dans le ciel. Alors que le soleil se couchait sur des scènes de chaos, des habitants de Port-au-Prince, utilisant des lampes torches tentaient de trouver des survivants dans les décombres des immeubles effondrés. De nombreux cadavres jonchent les abords des routes, tandis que des pillards sont à l’œuvre dans un supermarché au nord de Port-au-Prince. Les lignes téléphoniques terrestres et les communications par téléphones portables sont interrompues dans la capitale. Les rares personnes munies de téléphones satellitaires sont les seules à pouvoir communiquer. Cependant, sur le Web, arrivent des vidéos montrant la panique et l’étendue du désastre. Les premiers témoignages arrivent sur Twitter et Facebook.
Selon twitter.com, quatre des 10 thèmes les plus discutés actuellement sur le réseau ont trait au tremblement de terre et à ses conséquences humanitaires. Les mots "Port-au-Prince", "Help Haïti" et "Yele", une organisation caritative créée par le musicien haïtien Wyclef Jean, sont parmi les plus utilisés sur le site de micro-blogging précise Reuters. Wyclef Jean a appelé les internautes à envoyer en messages textes le mot "Yele" au numéro 501501. Chaque utilisateur verra alors son compte automatiquement débité de cinq dollars qui seront versés au Fonds Yele pour le séisme en Haïti.
La communauté internationale se mobilise
Réagissant rapidement à l’annonce de la catastrophe, le président Barack Obama a déclaré que "ses pensées et ses prières" allaient vers le peuple haïtien et a promis de fournir toute l’aide nécessaire. "Nous suivons de près la situation et nous nous tenons prêts à porter assistance aux gens d’Haïti", a-t-il déclaré dans un communiqué. Il promet une intervention "rapide, coordonnée et énergique". Des équipes commencent arriver sur place dès les prochaines heures, l’aéroport de la capitale ayant été rouvert. Les Etats-Unis "vont fournir une aide civile et militaire aux catastrophes ainsi qu’une assistance humanitaire", a déclaré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Des forces militaires ont été envoyés, y compris un porte-avions qui va mouiller au large de la capitale.
Côté français, 130 sapeurs pompiers ou sauveteurs français et 6 chiens spécialisés auront rejoint Port-au-Prince, frappée par un violent séisme, "au plus tard dans les 24 heures", a annoncé la Sécurité civile ce mercredi. Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé dans un communiqué qu’il allait "y envoyer immédiatement deux détachements d’intervention catastrophe constitués de sapeurs pompiers martiniquais et guadeloupéens et des sapeurs sauveteurs des formations de la Sécurité civile stationnées à Brignoles dans le Var".
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a annoncé que "le FMI se tient prêt à tenir son rôle avec un soutien adéquat dans nos domaines d’expertise. J’ai déjà demandé au personnel d’examiner toutes les possibilités. Nous nous coordonnerons avec les autres agences internationales, et mobiliserons nos moyens d’assistance aussi vite que possible".
La Banque mondiale, dont les bureaux situés dans la banlieue ont été détruits, a annoncé de son côté qu’elle allait dépêcher une équipe à Haïti pour évaluer l’étendue des dégâts et qu’elle commençait à travailler sur des projets de reconstruction. Et elle a indiqué mercredi soir envoyer une aide d’urgence de 100 millions de dollars (69 millions d’euros).
Les dernières informations
Nicolas Demorand revenait ce matin sur le séisme qui a touché Haïti et recevait dans le 6h30/10h de France Inter, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères (08h20 - 14 Janvier 2010)...
... et Olivier Bernard de Médecins du Monde et Raoul Peck, réalisateur haïtien, ancien ministre de la Culture de la République d’Haïti (1995/1997).
Appel à la générosité : soutenir les missions d’urgence
Les médias français appellent à la générosité. Radio France et France Télévisions se sont associées à la Fondation de France. Envoyez vos dons à Fondation de France - BP22 - 75008 Paris. Libellez vos chèques au nom de : Fondation de France - Solidarité Haïti, ou cliquez ici pour faire un don sécurisé en ligne dès maintenant.
La Croix-Rouge française : un don pour l’eau et la prise en charge des personnes. Elle a annoncé qu’elle déployait une aide d’urgence. Elle va installer une première unité de traitement d’eau pour 40.000 personnes et ditribuer des produits de premières nécessité (couvertures, tentes, ...) pour 20.000 personnes, soit 3.750 familles. Pour faire un don à la Croix Rouge, cliquez ici.
Médecins du Monde : un don pour soigner les victimes : "Nous avons encore de grandes difficultés à joindre par téléphone nos équipes qui a priori, sont saines et sauves" précisait hier Olivier Bernard, président de Médecins du Monde. "Mais la gravité de la situation nous amène à envisager une mission d’urgence de grande envergure pour appuyer nos équipes et nos partenaires sur place". Anne Urtubia, responsable de la mission long terme de Médecins du Monde à Port-au- Prince, explique la situation sanitaire du pays : "L’hôpital général de Port-au-Prince se situe dans la zone la plus touchée de la ville, proche du palais présidentiel et de la cathédrale qui se sont effondrés. C’est très inquiétant. Car même en temps normal, le service d’urgence est totalement surchargé et a très peu de moyens : c’est à lui que s’adressent les plus démunis dépourvus de couverture maladie quand ils ont un problème de santé. Tous les indicateurs de santé en Haïti sont au rouge : le secteur de la santé est totalement dépendant de l’aide internationale, tant du point de vue financier que pour les ressources humaines. Il y a un déficit criant de professionnels de santé car beaucoup de médecins haïtiens ont émigré vers le Canada ou les Etats-Unis. De ce fait, le personnel de santé est en souffrance, mal payé et en nombre très insuffisant. Moins de 3% des Haïtiens bénéficient d’une couverture maladie, raison pour laquelle notre projet dans la Grande Anse participe au renforcement du système de santé en soutenant la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans."Faire un don en ligne à Médecins du Monde - Pour envoyer un don, Médecins du Monde a ouvert une boite postale : Médecins du Monde – Urgence Haïti - BP 100 - 75018 Paris.
Unicef : un don pour les services de base : L’Unicef, comme les agences des Nations unies et d’autres organisations humanitaires se déploient sur le terrain pour évaluer les besoins et apporter du secours. Haïti a besoin de matériel médical et les blessés doivent être évacués. Les populations ont également besoin d’eau potable. En coordination avec toutes les autres agences de l’ONU présentes sur place, l’Unicef va fournir une aide pour permettre l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires et des soins de santé de base. Les conséquences de cette catastrophe naturelle vont être foudroyantes pour Haïti. Le pays tente toujours de se remettre de la forte saison d’ouragans qui l’a touché en 2008. Haïti est le second pays le plus densément peuplé dans l’hémisphère ouest. Quatre enfants sur 10 vivent dans des habitations aux sols en terre battue ou dans des conditions très précaires, avec plus de 5 personnes par pièce. Environ 46% de la population a moins de 18 ans. Faire un don sécurisé par internet ou par chèque : Unicef, Urgence Haïti, BP 600, 75006 Paris.
Action contre la faim : un don pour l’eau et la nourriture. L’équipe d’urgence d’Action contre la faim ainsi qu’un premier envoi de matériel, notamment en termes d’eau, d’assainissement et d’aide alimentaire, partent renforcer les équipes sur place. Un nouveau fret est prévu pour acheminer sur place le matériel nécessaire en fonction des premières évaluations à Haïti. On peut faire un don sur le site ou par courrier dans une enveloppe sans l’affranchir à : ACF-Urgence Haïti, Libre réponse 64 731 - 75 681 Paris Cedex.
Médecins Sans Frontières : un don pour aider les victimes. Après le tremblement de terre qui a frappé Port-au-Prince, les équipes fournissent les premiers soins sous tentes à des centaines de blessés, les structures médicales de MSF n’ayant pas été épargnées par le séisme. Faire un don sécurisé par internet.
Timbre solidaire : La Poste va éditer dans les prochains jours un timbre en solidarité avec les victimes du séisme en Haïti. Ce timbre sera vendu 1 euro, un prix qui intègre un don de 44 centimes à la Croix-Rouge.
la Chine en passe de prendre le leadership, par Thomas Friedman
Environnement Futurs
Mis à Jour le : 13 janvier 2010 12:28
Energies vertes : la Chine en passe de prendre le leadership, par Thomas Friedman
13 janvier 2010
En visite en Chine, l’éditorialiste du New York Times Thomas Friedman laisse percer sa stupéfaction devant l’ampleur et la rapidité de mise en œuvre des programmes d’énergie nouvelles. La Chine, indique-t-il, a fait un choix stratégique : pour répondre à ses immenses besoins énergétiques, elle veut passer directement aux technologies propres, prenant de vitesse le vieux monde et les USA, pour lesquels le problème se pose en termes de reconversion. En un an, le prix du kilowatt/heure solaire est passé de 59 à 16 centimes de dollars, note Friedman, qui rapporte également comment les autorités chinoises ont finalisé un contrat de construction de centrales solaires avec une startup californienne en moins de temps qu’il n’en fallait pour seulement déposer aux USA un dossier sur un projet 20 fois plus petit.
Par Thomas Friedman, New York Times, 9 janvier 2009
C. H. Tung, le premier gouverneur chinois de Hong Kong après la rétrocession en 1997, m’a résumé en trois phrases l’histoire économique moderne de la Chine : « La Chine était endormie pendant la révolution industrielle. Elle a commencé à se réveiller pendant la révolution des technologies de l’information. Elle a l’intention de participer pleinement à la révolution verte. »
J’aurais dit la même chose. Voyageant en Chine en ce moment même, je suis plus convaincu que jamais que lorsque les historiens se pencheront sur la fin de la première décennie du 21ème siècle, ils affirmeront que l’évènement clé n’était pas la grande récession, mais le grand bond en avant écologique chinois. Les dirigeants du pays ont clairement compris que la révolution des Technologies de l’Energie (T.E) est à la fois une nécessité et une opportunité, et ils n’ont pas l’intention de la manquer.
En revanche, nous nous apprêtons à reconstruire l’Afghanistan. Bonne chance.
O.K., c’est un argument facile. Mais en voilà un qui ne l’est pas : Andy Grove, co-fondateur d’Intel, aime à dire que les entreprises arrivent à des « points stratégiques d’inflexions, » où les fondamentaux d’un business changent. Soit elles prennent la décision difficile d’investir alors que l’activité est ralentie et se placent sur une trajectoire plus prometteuse, soit elles ne font rien et vont péricliter. La même chose se vérifie avec les pays.
Les Etats-Unis se retrouvent à un tel point d’inflexion. Soit nous instaurons une taxation sur le carbone et mettons en place de bonnes réglementations incitatives pour permettre à l’Amérique d’être le principal compétiteur/partenaire de la Chine dans la révolution des T.E., soit nous allons graduellement céder cette industrie à Pékin, tout comme les emplois et la sécurité énergétique qui vont avec.
Le président Obama va-t-il mener à son terme la réforme de la sécurité sociale pour ensuite mettre de côté la législation sur l’énergie - ainsi que la taxation du carbone - que le Congrès a déjà votée afin d’affronter les élections de mi-mandat sans que les Républicains se mettent à hurler contre les « nouvelles taxes » ? Ou va-t-il mettre à profit cette période pré-électorale - sans doute sa dernière fenêtre de tir pour rassembler une majorité au Sénat, y compris certains Républicains - pour fixer un prix sur la tonne de carbone et mettre en place un véritable modèle américain pour la sécurité et l’innovation énergétique ?
J’ai été stupéfait en apprenant le nombre de projets qui ont germé en Chine dans l’éolien, le solaire, les transports en commun, le nucléaire et les centrales à charbon encore plus efficaces, au cours de la seule année 2009.
Voici un e-mail de Bill Gross, président d’eSolar, une prometteuse start-up californienne dans le domaine du solaire thermique : samedi, à Pékin, Gross a annoncé « le plus gros contrat dans le solaire thermique jamais signé. C’est un contrat de 5 milliards de dollars pour construire en Chine des centrales de 2 gigawatts avec notre technologie californienne. La Chine agit bien plus résolument que les Etats-Unis. Nous avions postulé pour un prêt [du département américain de l’énergie] pour un projet de 92 mégawatts dans le Nouveau-Mexique, et en moins de temps qu’il en fallait pour accomplir la première étape de cette demande, la Chine a signé, approuvé et était prête à commencer la construction cette année d’un projet 20 fois plus gros ! »
Oui, le changement climatique est un problème pour Pékin, mais les dirigeants chinois savent dès maintenant que leur pays est en plein milieu de la plus grande vague de migration de population des campagnes vers les centres urbains de l’histoire de l’humanité. Cela entraine une augmentation de la demande énergétique que la Chine est déterminée à faire coïncider avec l’exploitation de sources plus propres et localisées sur son territoire de manière à ce que dans le futur son économie soit moins vulnérable aux chocs liés à l’approvisionnement et qu’elle ne se pollue pas elle-même jusqu’à la mort.
Rien que l’année dernière, la Chine a vu naître tant de nouveaux fabricants de panneaux solaires que le prix de l’énergie solaire a chuté de près de 59 cents de dollars à 16 cents le kilowatt-heure, indique Keith Bradsher le responsable du bureau chinois du New York Times. Dans l’intervalle, la Chine a annoncé avoir testé le train le plus rapide du monde - 350 kilomètres à l’heure - de Wuhan à Guangzhou. Bradsher note que la Chine « a presque terminé la construction d’un tronçon de rails à grande vitesse de Pékin à Shanghai pour la somme de 23,5 milliards de dollars. Les trains couvriront ce tronçon de plus de 1100 kilomètres en 5 heures, contre 12 heures aujourd’hui. Par comparaison, les trains d’Amtrak mettent au moins 18 heures pour parcourir la même distance de New York à Chicago. »
La Chine est aussi engagée dans le programme de construction de centrales nucléaires le plus rapide au monde. On s’attend à ce qu’elle installe près de 50 nouveaux réacteurs nucléaires d’ici 2020, alors que le total pour le reste du monde pourrait n’être que de 15.
« A la fin de la décennie, la Chine sera la première au monde pour la fabrication d’équipements de production d’énergie, dans tous les domaines, » affirme Andrew Brandler, le président de CLP Group, l’entreprise de production d’énergie la plus importante de Hong Kong.
La Chine va ainsi produire des technologies à énergie propre moins onéreuses, pour elle-même et pour tous les autres. Mais même les experts chinois vous diront que tout cela arrivera plus rapidement et plus efficacement si la Chine et l’Amérique travaillent ensemble. Les Etats-Unis se spécialisant dans la recherche et l’innovation, dans lesquelles la Chine a encore des faiblesses, ainsi que dans les investissements et la vente des nouvelles technologies propres, la Chine se spécialisant quant à elle dans la production en masse.
Nous avons affaire à un point d’inflexion stratégique. Il est clair que si l’Amérique se préoccupe de sa sécurité énergétique, sa puissance économique et sa qualité environnementale, elle doit mettre en place sur le long terme une taxe sur le carbone qui stimule et récompense les innovations dans le domaine des énergies propres. Nous ne pouvons nous permettre d’être assoupi à côté d’une Chine revigorée et complètement réveillée.
Publication originale NYT, traduction GR pour Contre Info
Le marché de l'alimentaire est aujourd'hui dominé par la grande distribution, au détriment des circuits courts. Mais des producteurs souhaitent se réapproprier les activités de transformation et de vente, appuyés par la demande des consommateurs.
Autrefois considérés comme la norme puis progressivement abandonnés au profit d'une organisation de la production et de la distribution de plus en plus spécialisée, les circuits courts reviennent en force depuis quelques années. Comme un défi à l'agriculture productiviste et à la grande distribution, ces modes d'organisation alternatifs (coopératives, AMAP, vente à la ferme, marchés de producteurs…) se développent sur l'ensemble du territoire. Jugés marginaux dans les années 80, ils semblent aujourd'hui davantage confirmer une tendance de fond, impulsée par de nombreux enjeux économiques, sociaux et environnementaux mais également par une forte attente des consommateurs.
Le gouvernement semble vouloir appuyer ce phénomène qui concernerait aujourd'hui 2 à 3 % du marché mais pourrait toucher jusqu'à 10 % des produits de consommation courante. Début 2009, le ministère en charge de l'agriculture a d'ailleurs constitué un groupe de travail chargé d'identifier les voies et les moyens à mettre en œuvre pour favoriser le développement de ces modes de commercialisation des produits agricoles. Un plan d'action décliné en 14 mesures en a découlé afin d'améliorer les connaissances sur les circuits courts et les diffuser, adapter la formation des agriculteurs, favoriser l'installation de producteurs en circuits courts et mieux organiser ces dispositifs.
Des enjeux en termes d'emploi et de revenus
Disparition des petites exploitations, baisse des revenus, hausse du foncier sont des réalités auxquelles est confrontée l'agriculture depuis quelques années. Avec les circuits courts, les agriculteurs souhaitent se réapproprier l'aval de la chaîne, pour diversifier leur activité qui n'est plus alors limitée à la seule production, mais aussi pour lutter contre les monopoles du marché alimentaire et des centrales d'achats qui imposent leurs prix, souvent au plus bas. L'absence d'intermédiaire aboutit dans de nombreux cas à un système gagnant-gagnant : le producteur accroît ses revenus et le consommateur se procure des produits frais, à un tarif raisonnable. Les circuits courts seraient également créateurs d'emplois. Les AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), qui consistent à créer un groupe de consommateurs qui s'engagent, sur une période donnée, à acheter un certain nombre de produits au producteur, permettraient de créer un emploi en moyenne pour 40 familles adhérentes. La transformation, la vente sur place mobilisent également du personnel. En 2005, les 16,3 % d'exploitations agricoles qui réalisaient de la vente directe (soit 88.600) représentaient 26,1 % des unités de travail agricole (UTA).
Une demande sociétale
Les circuits courts correspondent également à une nouvelle attente des consommateurs, qui les plébiscitent. Selon le CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), si en 2004, 20 % des Français souhaitaient acheter ailleurs que dans les grandes surfaces, en 2007 cette proportion est passée à 37 %. Le fort développement des AMAP ces dernières années a d'ailleurs été impulsé par la demande des consommateurs. Celle-ci dépasse même l'offre dans ce domaine ! Cette tendance traduit une nouvelle réalité en matière de consommation. Les différents scandales sanitaires ont conduit les consommateurs à rechercher la qualité. Dans leur esprit, proximité signifie souvent qualité, terroir... Une partie croissante des consommateurs souhaite également donner du sens à l'acte d'achat. Le commerce équitable, l'agriculture biologique, les modes de distribution alternatifs sont donc pour eux une alternative à la grande distribution.
Circuits courts versus bio ?
La question se pose souvent : faut-il privilégier les produits de proximité ou l'agriculture biologique ? En moyenne, un aliment parcourt 1.500 km avant d'arriver dans notre assiette. Les produits biologiques n'échappent pas à cette tendance. L'offre insuffisante par rapport à la demande conduit à l'importation de produits. Le développement du bio dans les discounters conduit également à l'importation, via le développement de cultures dans les pays du Sud, en Afrique notamment, où les coûts de production sont plus faibles. L'idéal ? Privilégier les produits bio de proximité ! Cependant, le développement des circuits courts est confronté à plusieurs freins. Il est difficile pour le producteur de proposer une offre régulière et pérenne alors que le consommateur est habitué à une régularité d'approvisionnement et à une diversité des produits. La transformation et la vente nécessitent l'investissement dans des équipements parfois coûteux, pour répondre aux réglementations sanitaires (chaîne du froid…). Et les petits producteurs peinent à accéder aux prêts bancaires…
Voici une vidéo de la soirée du 26 décembre 2009, vu de l'intérieur de la salle des fêtes.
Et dire que nous avions proposé de simplement y faire du tennis de table, refusé par l'équipe municipal. Et ça c'est possible, à oui c'était au profit officiellement d'un voyage humanitaire au Sénégal !?!
Quand nous souhaitons organiser une manifestation, comme le barbecue, notre maire placarde partout son opposition pour des raisons sanitaires et de sécurité, et là ...
Ces deux constats sont bien tristes et révelateurs de la gestion municipale arqueboutée d'une part sur l'anéantissement systématique des initiatives citoyennes et le laisser faire d'autre part, regretable !
Sinon, vous remarquerez : - la densité de personnes au m² et quelques canettes dans les mains des participants, alors qu'en discothèque les boissons comme la cigarette sont interdits sur la piste. - l'utilisation d'un canon à neige - la présence d'une sono imposante.
Deux question sur ce dernier point : - que ce passerait-il en cas d'incendie ou d'un mouvement de panique, vu que des issues de secours étaient bloquées par la sono. - qui prend en charge la facture d''électricité, c'est un forfait au départ, ou à la consommation !?
Comme à l’accoutumée, c’est le premier adjoint qui débuta le discours, celui-ci était basé sur la différence des époques de génération, faisant appel pour certains, à quelques vieux souvenirs.
Ensuite c’est au tour de Mr le Maire de prendre la parole afin de remercier l’ensemble des élus pour le travail accomplit au cours de l’année 2009, notamment Mr LOY pour la supervision des travaux du pôle scolaire.
Il a également exposé les projets de la commune pour l’année 2010 comme :
- La médiathèque
- La sécurité routière (route d’Herzeele et rue Principale)
- Réfection de la voirie (rue de ma campagne)
Il termina son élocution par le dossier « brûlant » de la porcherie, en précisant que le conseil municipal a bien émis un avis défavorable et en remerciant les élus sur leur cohésion sur ce dossier. Et enfin que seul Mr le Préfet aura le dernier mot sur la viabilité du projet. Néanmoins, certains propos de Mr le Maire laisse penser que l’implantation de la porcherie semble acquise.
Quant à Mr Jean Schepman, vice président du Conseil Général chargé de la politique de l’eau a promis à Mr le Maire de s’occuper de la redevance de la municipalité au SDIS (Service Départemental d’Incendie et de secours) qui doublera quasiment d'ici 2013. Il donna aussi son avis sur la porcherie, en rappelant que l’Yser était l’un des fleuves côtiers le plus pollué et que la porcherie n’arrangerait rien, bien au contraire.
Enfin Mme Desmarecaux, sénatrice et maire de Hoymille conclua le discours et laissa place au traditionnel vin d’honneur.
Une enquête publique s'ouvre à partir du 25 Janvier sur l'épandage des boues issues des installations de traitement des effluents exploitées par la société NORAMPAC AVOT VALLEE à Blendecques (Pas de calais). Cette société fabrique et transforme du papier et carton ondulé, qui génère de la boue, par son processus de fabrication. Ces boues sont récupérées car elles présentent un intérêt agronomique en raison de la teneur en matière organique et minérale.
Une des inquiétudes est liée à la nature de ces boues. NORAMPAC AVOT VALLEE fabrique du papier et du carton à partir du recyclage de vieux papiers et cartons. Cette production de pâte à papiers désencrée génère des déchets appelés "calafield". Apparentée à de la chaux, cette matière qui, jusqu'en 2002 était enfouie, fait craindre pour certains des risques de pollution. De plus, certains pigments contenus dans les boues peuvent contenir des métaux lourds.
Au regard de la liste des communes concernées (voir fichier PDF ci dessous), il y a de quoi s'inquiéter à nouveau, d'un tel épandage!!!
Du fait des choix politiques du Président de la République, des adaptations importantes vont être nécessaires au niveau local.
Ces choix vont certainement générer de l'incompréhension entre le citoyen et l'entreprise.
Ces choix sont la suppression de la taxe professionnelle et la taxe carbone. Sur la taxe carbone, le conseil constitutionnel vient d'annuler le projet du gouvernement, car celui-ci ne permettait pas l'égalité devant l'impôt de tous les contribuables, notamment par des exonérations au profit des grandes entreprises, des agriculteurs, du transport routier, des marins pécheurs, ...
Les conséquences locales pour la taxe proféssionnelle amène notre communauté de communes à trouver d'autre financement. Pourtant rappelons que la communauté de communes s'était engagée à ne pas lever l'impôt sur les taxes d'habitations et du foncier en début de mandat. Il faut dire que l'Etat promet de compenser la disparition de la Taxe Pro à l'euro près.
Mais la CCF par le propos de son Président visiblement n'accorde que peu de crédit à la parole de l'Etat. Est-ce déraisonnable ou pas ? En tout cas celui-ci propose de lever l'impôt sur le foncier non bâti et la taxe d'habitation. Les délégués communautaires le suivront-ils ? Les communes baisseront-elles alors d'autant les taxes qu'elles perçoivent pour ne pas impacter le pouvoir d'achat des ménages ? Va-t-on aller vers plus d'intercommunalité pour réduire les dépenses des communes ?
Ne connaissant pas pour l'instant les contours de la proposition du Président, on peut en tout cas pour l'instant reconnaître le courage politique de celui-ci de proposer une telle mesure !