Depuis quelques jours, les avis d'impots fonciers arrivent dans les boites aux lettres des propriétaires de logements.
Une partie des sommes perçues financent le ramassage des ordures ménagères, c'est de toutes les taxes la plus élevée.
Elle est à 20.78% et dépasse sur Bambecque de plus de 5 %, le taux communal de 19,74%.
Cette taxe est refacturée aux locataires par les bailleurs. Donc tous les foyers la payent.
Comme indiqué dans le communiqué de presse avec le projet de l'incinérateur celle ci augmentera d'année en année.
Les élus de Bambecque suivent-ils la même ligne que celle d'Hervé Saison.
Qui pour rappel expliqué que de nombreux emplois seraient créé pour construire l'incinérateur pendant deux ans, tous en oubliant de dire que l'usine Bonduelle à proximité du projet pourrait quand à elle fermer avec de nombreux emplois en CDI, sans compter tous les agriculteurs de notre Flandre producteurs pour cette conserverie.
Bonduelle est l'entreprise agro-alimentaire la plus proche, mais d'autre dans des villages adjacents sont aussi très proche. Quid de leur image de marque ?
Jean Deroi
Voici le communiqué, pour l'instant je n'ai pas la liste des élus présents, y a-t-il eu un élu de Bambecque ?
Conférence de Presse
Suite à l'article de la Voix du Nord du 18 août 2009
« Le Projet de l'incinérateur FLAMOVAL est l'un des plus gros au nord de Paris » Interview d'Hervé Saison Vice Président du Syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM)
Hervé Saison affirme dans cet article :
« L'ensemble des délibérations depuis 1998 a été pris à la quasi-unanimité à l'exception de 2ou 3 élus »
Les élus présents aujourd'hui veulent témoigner lors de cette conférence de presse qu'ils n'ont pas eu la totalité des informations nécessaires par le SMFM pour pouvoir se situer en toute connaissance de cause sur le projet de l'incinérateur. La question qu'ils se posent aujourd'hui comme d'autres élus est :
- Est-ce qu'il faut aujourd'hui un nouvel incinérateur?
- A-t-on vraiment étudié les alternatives possibles?
H S : « Ce procédé est l'aboutissement d'une réflexion de 10 ans »
En 1997, l'objectif des élus, en créant un syndicat pour la construction d'un incinérateur, était de mutualiser les moyens pour traiter les déchets. A l'époque il n'était pas question de fumées et de rejets nocifs sur l'environnement .Récemment les décisions du Grenelle ont également introduit de nouvelles orientations et contraintes. Aujourd'hui il est donc nécessaire de se réinterroger.
▬ On nous présente l'équipement comme fiable !
Or les 3 incinérateurs visités par les membres du syndicat ont rencontré de gros problèmes de fonctionnement :
Ainsi à Calce, en janvier, un accident sur le conduit d'évacuation des mâchefers a entraîné une explosion qui a gravement brûlé 3 employés et provoqué l'arrêt de l'usine de traitement (journal l'Indépendant du 24/1/ 2009)
Dans l'Eure à Guichainville, le compte rendu de la CLIS du 5 mars 2009 relève « la dégradation en 2008 de la fiabilité des équipements de L'UOIM avec pannes nombreuses sur les chaudières soit 730 heures hors des périodes programmées d'entretien et de réglage de l'incinérateur. Ces pannes ont entraîné des rejets importants dans l'environnement. Un taux anormal de dioxine a été relevé dans le secteur du vieil Evreux.
A Guichainville comme a Plaisir (3eme site visité par les membres du syndicat) on objective également en 2008 une forte baisse des ordures ménagère compte tenu des résultats du tri sélectif.
Si les membres du syndicat revisitaient ces 3 incinérateurs aujourd'hui, pourraient-ils toujours affirmer leur fiabilité ?
▬ HS : « 25 000 foyers des alentours bénéficieront de l'énergie produite par l'usine »
Peut-on nous préciser où sont situés ces foyers ?
▬ HS : « Ce type d'installation est préconisé par le Grenelle de l'Environnement : Chantal JOUANNO, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, aurait même adressé une lettre d'encouragement au SMFM »
Le Grenelle de l'Environnement ne préconise ce type d'installation qu'en 5eme ou 6eme position après la mise en œuvre d'autres procédés.
- L'incinérateur de Beuvry vient d'être contraint de réduire sa capacité d'un tiers.
- Celui de Dunkerque dont les fours sont modulables pourrait également répondre à nos besoins.
Peut-on nous communiquer la lettre de Chantal JOUANNO ?
▬ HS : « Parmi les détracteurs du projet figure le patron de l'usine BONDUELLE à Renescure, qui aurait incité ses ouvriers à manifester »
« Sur l'ensemble de l'opération 1000 personnes vont graviter 2 ans durant et participer à la construction de l'usine »
Dés mai 2003, le groupe BONDUELLE a interpellé les élus du SMFM sur les risques encourus pour son activité à Renescure de par la proximité d'un incinérateur. Alors même que l'usine BONDUELLE pourrait encore se développer, son avenir est aujourd'hui remis en question.
L'usine BONDUELLE emploie 580 personnes en contrat à durée indéterminée (dont 80% de Flamands !!) et de nombreux saisonniers. Son activité concerne également des entreprises de transport et de nombreux agriculteurs.
Ces emplois pérennes doivent-ils être remis en cause pour l'apport de 1 000 emplois en 2 ans.
Ces 1 000 emplois pour 2 ans, où sont-ils ?
Quels sont-ils et sur quels types de contrats. ?
▬ HS : « Il faut se mobiliser par la relance de l'investissement public »
Le contribuable est-il prêt à assumer une augmentation de 46% de la taxe d'ordures ménagères ?
Car c'est bien lui qui paiera et non un plan de relance financé par l'Etat comme l'article tend à le faire croire.
Si ce projet est l'un des plus gros au Nord de Paris avec le canal Seine Nord et le stade de Lille, ce même contribuable a de quoi s'inquiéter.
De plus les 80 millions d'Euros annoncés ne concernent que le coût de l'incinérateur.
▬ HS « La possibilité d'un centre de valorisation organique pour recycler les fermentescibles et produire du méthane qui serait injecté dans les circuits urbains, est déjà étudiée »
Il semble que ce ne soit pas une possibilité mais bien une obligation liée aux décisions du Grenelle et à l'autorisation récente du préfet.
Aujourd'hui les collectivités locales sont incitées par le pouvoir public à créer d'abord un Centre de Valorisation Organique avant de construire un incinérateur.
Pourquoi le SMFM crée-t-il l'incinérateur avant le Centre de Valorisation Organique ?
Peut-on connaître le coût de ce dernier qui devra s'ajouter aux 80 millions d'Euros annoncés ?
▬ HS « On a toutes les garanties de rejeter le minimum de dioxine grâce aux traitements des fumées qui seront doublés, voire triplés et contrôlés en permanence par souci de transparence »
Comment peut-on en être sûr puisque ces garanties ne peuvent être apportées que si l'équipement fonctionne sans rencontrer d'incident (31 jours de dysfonctionnement à Guichainville en 2008) ?
▬ HS «En matière de recyclage, le site produira du mâchefer qui servira comme matériau de sous -couche pour les routes »
Son utilisation devrait bientôt être interdite pour un tel usage compte tenu des conséquences pour les nappes phréatiques.
En conclusion, nous proposons aujourd'hui que soit voté par les délégués au SMFM après délibération des conseils municipaux un moratoire d'un an pour que ce projet soit réétudié
compte tenu de toutes les évolutions réglementaires, législatives et techniques survenues depuis 10 ans.
Ce délai de réflexion d'un an devrait permettre d'aborder également la mise en œuvre de toute la filière du traitement des déchets dont le Centre de Valorisation ainsi que l'étude des solutions alternatives à l'incinérateur.
Ce délai est possible puisqu'il n'y a pas urgence aujourd'hui dans la mesure où les décharges n'ont pas atteint leurs limites sur notre territoire.
Nous sommes prêt également à organiser un débat public en Flandres Maritimes avec la participation d'Hervé SAISON Vice Président du Syndicat Mixte Flandre Morinie chargé de la communication au SMFM : l'ensemble des parties concernées pourrait débattre des questions qui sont posées.
A Rexpoëde le 9 septembre 2009