20.12.2009

Les porcheries sur RDL et Delta FM

Voici les annonces du barbecue citoyen sur radio RDL 81,9 FM vendredi dernier.
- Enregistrement pris aux infos de 09h00 l'interview de Frédéric Wojtkowiak.
- Enregistrement pris aux infos de 12h00 l'interview de Jean Deroi.

Bonne écoute,

Sur Delta FM 100.7 l'annonce a également été mise à l'antenne toute la journée de vendredi et samedi.

Bambecque

La mobilisation contre l'implantation d'une porcherie est toujours intacte

Edition du vendredi 18 décembre 2009, 17:25 Réduire la taille du texte Agrandir la taille du texte Version imprimable
Alors que l'enquête publique s'achève le 23 décembre prochain, une manifestation se déroule demain à Bambecque, mais c'est un rendez-vous citoyen autour d'un barbecue entre 11h et 15h. Tous les opposants aux "usines à cochons" sont appelés à se rassembler pour exprimer leur mécontentement. La manifestation se veut être une auberge flamande, chacun amène son plat.

16.12.2009

L'État englué dans les marées vertes

Source 20minutes.fr allez sur le site ici

Voici un petit article sur les conséquences de l'épandage, s'il n'est pas bien contrôlé.

Créé le 15.12.09 à 04h08

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Ramassage d'algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor)./ MAISONNEUVE / SIPA

Il aura fallu la mort d'un cheval, tué en moins d'une minute par les gaz toxiques dégagés par un amas d'algues vertes, pour que l'Etat se saisisse enfin de ce problème vieux de trente ans. Fin août, un mois après l'accident, le Premier ministre, François Fillon, accompagné d'une armada ministérielle (Roselyne Bachelot pour la santé, Bruno Le Maire pour l'agriculture et Chantal Jouanno pour l'écologie), se rend sur les lieux du drame. A Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor), dont la plage est défigurée chaque année par 20 000 tonnes d'algues nauséabondes, il promet la mise en place d'une mission interministérielle. Son rapport doit lui être remis dans les tout prochains jours et servira de base à un plan d'action qui sera présenté en janvier, a-t-on appris vendredi.

Alors le gouvernement est-il vraiment mobilisé contre ce phénomène, dû à la prolifération des nitrates dans les eaux bretonnes, elle-même provoquée à 70 % par les rejets des élevages porcins ? A en croire la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, qui a promis « la fin de la politique de l'autruche », oui. Pourtant, sur le terrain, rien n'a réellement changé. François Fillon avait ainsi annoncé fin août que les engagements de réduction de 40 % des rejets agricoles seraient tenus. Depuis, quatre-vingt-quinze demandes d'extension d'élevage, toutes filières confondues, ont été déposées dans les quatre préfectures bretonnes, selon l'association Eau et rivières de Bretagne. « Et elles ont toutes obtenu un avis favorable », soupire Jean-François Piquot, son porte-parole.

Pourtant, il y a urgence. Dans la région, le taux de nitrates dans les cours d'eau, bien qu'en baisse, dépasse allègrement la limite européenne de 50 mg/litre, alors que le seul moyen d'endiguer les marées vertes serait de descendre sous la barre des 10 mg. La France se fait d'ailleurs régulièrement taper sur les doigts par la Commission européenne pour non-respect des directives « nitrates » (lire ci-dessous). Les scientifiques aussi mettent la politique agricole en cause. Philippe Quévremont, ingénieur du génie rural qui pilote la mission interministérielle sur les algues, avait déjà dénoncé le contrôle insuffisant des rejets de nitrates de la filière porcine dans un rapport de 2008. Des déversements qui seraient largement sous-estimés, selon les conclusions du Conseil scientifique de l'environnement de Bretagne, qui pointe aussi du doigt les atermoiements des gouvernements successifs. Dans son rapport daté de septembre dernier, cette instance créée par le conseil régional soulignait ainsi qu'une simple « application des textes existants aurait permis une relative maîtrise du phénomène, dès le début des années 1990 ». W
Charlotte Mannevy

 

La France, bonnet d'âne européen pour la gestion des nitrates

Créé le 15.12.09 à 04h08
Lesélevages porcins sont les principaux responsables des rejets de nitrates.
Lesélevages porcins sont les principaux responsables des rejets de nitrates./ F. LEPAGE / SIPA

Chiffres faussés, politique de gestion insuffisante, contrôles approximatifs. La France ne respecte pas les différentes directives européennes en matière de gestion des nitrates. En avril dernier, Bruxelles a ainsi transmis une série de questions au gouvernement français, mettant en exergue plusieurs manquements à un texte européen datant pourtant de 1991. Pour la Commission, Paris ne respecte pas les normes d'épandage en autorisant le stockage des fumiers et lisiers sur sol pendant dix mois, alors que cette durée ne devrait pas excéder quelques mois, voire quelques semaines. Or ce stockage est en bonne partie responsable de la contamination des rivières par les nitrates, via le ruissellement des eaux de pluie. Pire, les normes de rejets imposées aux agriculteurs reposent sur des données erronées. Alors que les scientifiques estiment qu'environ 14 % des nitrates des fumiers bovins se volatilisent dans l'air, la France considère que ce taux est de 30 % et autorise donc des déversements beaucoup trop importants.

Mais les démêlés avec la Commission européenne sur le respect des directives « nitrates » remontent à 1999... pour un texte de 1975. L'affaire avait même été portée par Bruxelles devant la Cour de justice des communautés européennes. Condamnée, la France a finalement obtenu un sursis en 2007, en échange d'un plan de mise en conformité qui arrive à échéance à la fin du mois.

Le problème, c'est que dans le même temps, le montant cumulé des aides publiques (françaises et européennes) investies depuis vingt ans en Bretagne pour maîtriser les pollutions agricoles atteint près d'un milliard d'euros, selon le Conseil scientifique de l'environnement de Bretagne. Pour un résultat médiocre : certes, le taux de nitrates dans les rivières baisse, mais il est toujours supérieur à la norme européenne. W

C. M.

28.11.2009

Flandre maritime : l'eau envahit quelques maisons à Wormhout et Wylder

samedi 28.11.2009, 17:30 - La Voix du Nord

| Littoral |

Gonflé par les pluies de ces derniers jours, le fleuve Yser est sorti de son lit, en particulier à Wylder et à Bambecque où les eaux se sont étalées dans les champs et les pâtures.

A Wylder, l'eau a envahi quelques maisons ce qui a obligé les occupants à surélever les meubles et à évacuer des appareils ménagers. Même cas de figure à Wormhout avec la montée de la Peene Becque. A Zegerscappel, une famille a été évacuée en raison de la présence d'eau chez elle. A Esquelbecq, rue d'Arnèke, des habitants ont dressé un barrage avec des sacs de sable. A Dunkerque, le CD 601 (ex-RN1, la pénétrante qui mène à Saint-Pol-sur-Mer et à Grande-Synthe) a été rouverte à la circulation en milieu d'après-midi après avoir été fermée en raison de la formation d'une grande mare en bordure du canal.

26.11.2009

France Social Mis à Jour le : 27 novembre 2009 17:12 Chômage : la barre des quatre millions a été franchie en octobre 27 novembre 2009 En octobre le nombre de chômeurs de la catégorie A, n’exerçant aucune activité, a atteint 2,627 millions. En inc

France Social source : contreinfo.info
Mis à Jour le : 27 novembre 2009  17:12
Chômage : la barre des quatre millions a été franchie en octobre
27 novembre 2009

En octobre le nombre de chômeurs de la catégorie A, n’exerçant aucune activité, a atteint 2,627 millions. En incluant les chômeurs ayant exercé une activité réduite durant la période, ce sont aujourd’hui plus de quatre millions de personnes en France qui recherchent un emploi. En un an, ce chiffre a augmenté de 20%.

Statistiques pôle emploi, octobre 2009

Fin octobre 2009, en France métropolitaine, 3 788 200 personnes inscrites à Pôle emploi étaient tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi (4 019 700 en France y compris Dom), dont 2 627 300 étaient sans emploi (catégorie A) et 1 160 900 exerçaient une activité réduite, courte ou longue (catégories B, C).

Parmi les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, le nombre de personnes sans emploi (catégorie A) en France métropolitaine augmente par rapport à la fin septembre 2009 (+2,0 %, soit +52 400). Sur un an, il augmente de 25,0 %. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte, d’au plus 78 heures au cours du mois, est en baisse (-2,6 %, catégorie B) et le nombre de personnes pratiquant une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois, augmente (+0,6 %, catégorie C).

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 1,1 % (+43 000) en octobre. Sur un an, il augmente de 20,3 %.

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Source : Ministère du Travail (pdf)

24.11.2009

Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise

Voici un article paru sur le site contre info, je vous invite par cet article à découvrir ce site.


Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise, par Robert F. Kennedy Jr.
24 novembre 2009

Au moment où les commentateurs notent la fin de non-recevoir sur l’éventualité d’un partenariat de type G2 opposée par le président chinois au président américain en visite officielle ; où la perspective d’un accord global sur le climat à Copenhague bute sur les divergences d’intérêts entre pays émergents et pays riches ; où l’occident semble empêtré dans des pesanteurs que l’on peut percevoir comme idéologiques mais qui ne sont peut-être que celles d’une oligarchie crispée sur des avantages acquis, l’impressionnant bilan des avancées chinoise dans secteur des technologies vertes établi par Robert F. Kennedy remet quelques pendules à l’heure. Dans un monde où les technologies cruciales de demain ne seront pas forcément celles qu’imaginent le bloc occidental (nano, NTIC, biotechs...) mais plus prosaïquement celles qui permettront d’affronter concrètement le défi du climat et de l’énergie, les plus modernes et les plus réactifs ne sont pas ceux que l’on croît. La Chine fait plus que tailler des croupières aux États-Unis : elle est en train de gagner la bataille commerciale des technologies énergétiques alternatives au pétrole qui, si leur bilan écologique n’est pas forcément toujours vertueux, vont à tout le moins dans le sens de la diminution des gaz à effets de serre et dans la prise en compte du pic pétrolier. Les grands pays émergents du BRIC ont de bons atouts en main dans un 21ème siècle qui devra être peu ou prou écologique : paradoxalement, ne pas abriter en son sein les plus grandes compagnies pétrolières et les plus grands trusts financiers peut mettre à l’abri de certains immobilismes dévastateurs. Alors que dans le même temps, l’occident prend lui un retard pratiquement suicidaire à s’adapter aux crises qu’il a pour une bonne part provoquées. PB.

Par Robert F. Kennedy Jr, Huffington Post, 19 novembre 2009

Entravée par l’opposition des grands émetteurs de carbone et de leurs alliés à courte vue du Capitole [le siège du congrès US], l’administration Obama a reconnu cette semaine qu’elle reviendrait de Copenhague sans que soient pris de nouveaux engagements en vue de contrôler les gaz à effet de serre. De même, le Congrès fait marche arrière sur la promesse pourtant judicieuse de l’administration d’imposer un prix raisonnable sur le carbone. L’explication ultime de blocage, c’est l’attitude traîtresse de la Chambre de Commerce américaine, toujours prête à caresser obséquieusement Big Oil et King Coal dans le sens du poil plutôt que de se soucier de ses devoirs envers notre pays, et qui combat chaque effort en vue d’accélérer la transition de l’Amérique vers une économie de marché dé-carbonisée .

La Chambre de Commerce continue à prétendre stupidement qu’un effort pour accroître l’efficacité et l’indépendance énergétique du pays mettrait en quelque sorte l’Amérique en désavantage concurrentiel par rapport à la Chine. Pendant ce temps, les Chinois se sont positionnés de façon habile et stratégique pour reprendre à l’Amérique son avance autrefois substantielle dans le secteur des énergies renouvelables. La Chine nous rendra bientôt aussi dépendants de sa technologie verte durant ce siècle que nous l’avons été du pétrole saoudien au siècle précédent.

Car les Chinois s’engagent dans cette concurrence dans les technologies de l’énergie comme s’il s’agissait d’une course aux armements. La Chine investit autant ou plus dans les technologies vertes qu’elle ne le fait pour son armée, dépensant des centaines de milliards de dollars chaque année dans les énergies renouvelables et dans l’amélioration des infrastructures des réseaux de distribution. Ces investissements, si nous ne réagissons pas vigoureusement, provoqueront une érosion du leadership américain dans les technologies vertes et assureront la domination de la Chine.

Le programme de relance économique de la Chine prévoit de consacrer 38% des dépenses aux technologies vertes, à comparer aux pauvres 12% du programme de relance américain. En 2013, les technologies vertes représenteront 15 pour cent du PIB chinois. Alors que les États-Unis ont prévu de tripler leur production éolienne d’ici 2020, la Chine va multiplier sa propre capacité par douze, atteignant une capacité de production éolienne de plus du double de celle de l’Amérique. Et tandis que les États-Unis devraient augmenter leur production d’énergie solaire d’un modeste 33% d’ici à 2020, la production d’énergie solaire en Chine devrait augmenter de 20 000%.

Les investissements chinois dans les technologies solaires ont si puissamment stimulé la croissance d’un marché intérieur dans ce secteur que les fabricants de panneaux solaires chinois sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux que leurs homologues américains, et qu’ils sont parvenus à une production à faible coût beaucoup plus rapidement que ceux-ci. Les entreprises chinoises inondent désormais le marché américain avec des panneaux solaires à bas prix et dévastent un secteur manufacturier américain qui se préparait à créer des dizaines de milliers d’emplois pour notre économie en difficulté.

Des centaines de fabricants solaires américains voient maintenant leurs perspectives devenir désastreuses. BP Solar, Evergreen, et General Electric ont déjà annoncé la fermeture de leurs usines américaines de panneaux solaires et leur délocalisation, principalement vers la Chine. Le fabricant leader du secteur solaire en Amérique, Applied Materials, a ouvert la plus grande installation de recherche privée sur l’énergie solaire du monde en Chine. Aujourd’hui, parmi les dix principaux fabricants de panneaux solaires, un seul est américain.

La plus grande installation de panneaux solaires aux Etats-Unis comporte 70 000 panneaux, débitant 14.2 mégawatts, sur la base de l’Air Force de Nellis, dans le Nevada. L’installation fournit plus de 25% des besoins en électricité de la base, et permet au Pentagone d’économiser un million de dollars annuellement sur sa facture d’énergie, mais les panneaux ont été fabriqués par Suntech Power Holdings, un conglomérat chinois. Même sur le marché du film solaire mince, un des derniers refuges de la domination américaine, les profits se réduisent face à la concurrence chinoise.

L’année dernière a vu pour la première fois l’Amérique construire plus d’unités de production d’électricité éolienne que le total des nouvelles unités de production au charbon ou au pétrole. Nous avons été les premiers au monde pour les installations éoliennes durant plusieurs années, et l’industrie éolienne représente déjà plus d’emplois aux USA que celle de l’extraction du charbon. A un moment, les États-Unis jouissaient d’une domination mondiale dans la fabrication des éoliennes, avec de grandes perspectives de création d’emplois.

Pourtant, aujourd’hui, parmi les cinq principaux fabricants de turbines éoliennes, un seul est américain. Pendant que le Congrès s’amuse, la Chine nous bat à plate couture. Le Shenyang Power Group a récemment signé un accord pour devenir le fournisseur exclusif de turbines pour le plus grand projet éolien des États-Unis, un complexe de 145 km² et de 600 mégawatts dans l’ouest du Texas. Le projet créera 2800 nouveaux emplois - 2400 en Chine, mais seulement 400 aux États-Unis.

Comme l’a noté Lu Jinxiang, le directeur général de l’actionnaire majoritaire de Shenyang : « Ce n’est que le commencement ... [les États-Unis] sont une cible idéale. » La Chine est également prête à nous ravir notre position dominante dans les batteries et les voitures électriques, et est déjà loin devant l’Amérique quant au rendement énergétique des carburants automobiles.

Les républicains de Capitol Hill vont bientôt s’apercevoir que la course aux armements du 21ème siècle se déroule déjà, et se joue avec un pays totalitaire qu’ils appelaient il n’y a pas si longtemps « la Chine rouge ». Mais l’Amérique ne gagnera pas en alignant plus d’ogives et de meilleures fusées. Nous ne pouvons l’emporter qu’en investissant massivement dans les technologies vertes et en soutenant les innovations américaines dans ce domaine.

Robert F. Kennedy Jr est universitaire et avocat, spécialiste des questions environnementales.
Publication originale Huffington Post, traduction et introduction de PB pour ContreInfo

19.11.2009

L'identité nationale de Mr Besson à 2 pas de chez nous !

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Avec une débauche de moyens ( bulldozer, grue, tracteurs, camions bennes ),

un grand déploiement de personnels du PAD , sous la protection d’un détachement important de police, les autorités ont une fois de plus procédé, à grands frais, au démantèlement du campement des migrants sur la commune de Loon Plage. Là où huit jours plutôt, la municipalité, en plein accord avec le port, avait médiatisé l’installation de douches en faveur de ces mêmes migrants !

 

Présentes sur le terrain à la première heure, nos associations ont assisté, impuissantes, à l’arrestation d’une cinquantaine de migrants qui ont été menottés

pour être ensuite conduits dans les locaux de la police de l’air et des frontières

( PAF ).

 

Les engins amenés sur place ont ensuite procédé à la sale besogne consistant à saccager les abris d’infortune et ce qu’ils contenaient à l’exception des quelques couvertures, vêtements, chaussures, ustensiles de cuisine, que nous avons pu sauver.

 

Nos associations sont scandalisées par cette opération qui, une fois de plus, comme à Sangatte, comme à Calais et ailleurs, ne règlera rien, mais continuera de véhiculer une triste image de notre « identité nationale », synonyme de répression aveugle, d’exclusion, d’atteinte répétée aux droits de l’homme.

 

Est-ce ainsi que M Besson participe activement, à l’entrée de l’hiver, à la semaine de la solidarité internationale !

 

 

Dunkerque le 17 novembre 2009.

 

 

Signataires : Salam, Mrap, Ldh, No border calais, Modem Loon Plage, Calais Migrants Solidarité, Emmaüs Dunkerque.

 

 

 

17.11.2009

la voix du nord sur la réunion anti usine à cochons de vendredi

Voir l'article ici.

 

10.11.2009

Libération fait son dossier sur Flamoval...

Arques part en campagne contre une usine imposée

La construction d’un incinérateur fait craindre un risque de pollution.

Par HAYDÉE SABERAN (à Arques)


«S’il y avait eu un vrai débat il y a huit ans, on n’en serait pas là.» Ils discutent par petits groupes, sous des parapluies. Autour d’eux, des pancartes «Décideurs, dites non à l’incinérateur» ; «Ne jouons pas aux apprentis sorciers». On est en rase campagne, au milieu d’une zone d’activités, devant le site du futur incinérateur Flamoval, à Arques, près de Saint-Omer, (Pas-de-Calais). C’est le 3 octobre, ils sont 200, il y a des agriculteurs, des écologistes, des syndicalistes avec leurs drapeaux, des médecins, des maires, des riverains. Le maire socialiste d’Hazebrouck, Jean-Pierre Allossery, les députés UMP Françoise Hostalier, et André Flageolet ne sont pas là, mais ils les soutiennent. Christophe Bonduelle, celui des petits pois, qui a son siège à Renescure, à quelques kilomètres, sous les vents du futur incinérateur, aussi. Ce qu’ils réclament ? «Un débat démocratique. Choisir notre vie plutôt que la subir», dit Thierry Willaey, conseiller municipal (Verts) d’Hazebrouck. Or, la loi n’oblige pas à l’organisation d’un débat public pour un tel investissement.

Cancer. En septembre 2008, près de 4 000 personnes ont défilé contre le projet d’incinérateur Flamoval. Le 17 juin, le préfet du Pas-de-Calais a signé l’arrêté qui lançait la construction. Entre-temps, un débat, dans la rue, dans la presse locale, des réunions d’opposants, mais zéro débat public. «La démocratie, c’est les élections», rétorque Joël Duquenoy (PS), défenseur du projet, et nouveau président du syndicat mixte Flandres-Merignies, qui regroupe les 159 communes concernées par l’usine qui brûlera les 92 500 tonnes de déchets.

 

Derrière la demande de débat, il y a toutes les questions. Les riverains et les médecins craignent pour la santé : dans la région championne de France du cancer, personne ne veut de dioxine en plus. L’incinérateur voisin de Dunkerque vient d’être pris en flagrant délit d’avoir craché 96% de plus de dioxine que la norme admise. Quand elle l’a appris, la députée Françoise Hostalier a écrit à Nicolas Sarkozy, lundi, pour lui demander de faire «arrêter ce projet et procéder à une remise à plat des solutions possibles».

 

Courgettes. Bonduelle - qui n’a pas souhaité répondre à Libération - tremble pour sa marque. Ses salariés, en intersyndicale, le soutiennent au nom des 650 emplois de l’usine. Les agriculteurs s’inquiètent pour la qualité de leur terre, Bonduelle les a prévenus : si l’incinérateur s’installe, il se sépare d’eux. La majorité des courgettes produites en France pousse à quelques centaines de mètres de la future usine. Et il n’y a pas mieux comme légume pour fixer la dioxine. «Or tous les incinérateurs ont un jour des pépins, les médias s’empareront de l’affaire. C’est ingérable», soupire François Bourgain, président d’Oplinord, l’organisation des producteurs de légumes industriels. Des alternatives ? Oui, disent les défenseurs de l’environnement, entre autres produire du méthane, à partir des déchets verts, et réduire plus à la source.

 

A plein régime. Antoine Bonduelle, cousin de Cristophe et expert du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat : «L’Ademe nous dit que le volume de déchets est en train de baisser, à la source. Or avec 10% de déchets en moins, l’incinérateur ne fonctionne plus bien : pour qu’il ne soit pas plus polluant, il doit tourner à plein régime, question de combustion. Pour trouver les 92 000 tonnes de déchets, on va devoir les chercher en camion à 60 kilomètres». Donc polluer. «Un raisonnement pervers.»

source : Libération

tout le dossier ici

09.11.2009

Article dans Marianne

Malbouffe: le scandale des usines à cochons

Propos recueillis par Sylvain Lapoix | Lundi 9 Mars 2009 à 15:05 | Lu 10558 fois

Auteur du livre Le scandale de l'agriculture folle (éditions du Rocher, février 2009), André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l'agriculture porcine intensive. Pour Marianne2.fr, il conte l'histoire d'une industrialisation de l'agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d'agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

Truie sur caillebotis. (Photo : Henri Ballereau, avec son aimable autorisation)
Truie sur caillebotis. (Photo : Henri Ballereau, avec son aimable autorisation)
Marianne2.fr : Comment l'élevage porcin a-t-il basculé de l'échelle paysanne à l'échelle industrielle ?
André Pochon : La rupture date de la Politique agricole commune (Pac), signée en 1963, qui assurait le sotckage et l'achat des excédents de laits, de céréales et de viande. Avant cette date, l'élevage reposait sur le duo cochon-vache qu'avait établit l'Inra dans les années 1950. Sur quelques hectares, on cultivait de l'orge, on faisait paitre les laitières et on nourrissait les cochons avec ça et des betteraves. Ensuite, on a adopté les porcheries danoises, avec des cases de trois cochons sur paille. On n'achetait rien, c'était rentable et la Bretagne s'est couverte de porcheries !

Avec les prix que garantissait la Pac, il était plus facile de vendre directement le lait : on gagnait autant avec moins de boulot. D'autres on en eu marre des vaches et se sont spécialisés dans le cochon mais on du se débrouiller sans lait. Or, grâce à la Pac, des techniciens ont pu importer du soja des Etats-Unis : ils le mélangeaient à des farines et des déchêts d'abattoire et le vendait pour remplacer le lait. Leurs rendements étaient meilleurs que dans les autres élevages, et bientôt ils ont cessé de produire l'orge et les betteraves, achetant tout aux techniciens. Ce type d'élevage a gagné toute la Bretagne à la fin des années 1960.

Quelle influence cette généralisation a-t-elle eu sur l'élevage porcin ?

L'expansion a été considérable : on est parti de 56 truies en moyenne pour un naisseur engraisseur pour doubler presque chaque année jusqu'à atteindre 2000 porcs pour les plus gros établissements ! Les cours étaient bon et les gens faisaient fortunes : des rues entières de Rennes ont été rachetées par des porchers.

Il a fallu atteindre la fin des années 1970 pour que Jean-Claude Pierre (cofondateur de l'Association Eaux et Rivières de Bretagne, NdR) tire la sonnette d'alarme sur la pollution aux nitrates. Tous les cantons de la région se sont retrouvés en excédents structurels au niveau de l'épandage du lisier. Mais l'élevage hors sol est une solution tellement facile que personne n'essaie de s'en passer. Même si le taux de perte s'élève à 5% sur caillebotis, le double de l'élevage paysan.
Quelles alternatives existe-t-il à ces modes d'élevage ?
Quand les premières inquiétudes sur la pollution à l'azote, j'ai commencé à nourrir les animaux à l'herbe sans engrais azoté avec du trèfle blanc : économiquement, c'est très profitable et écologiquement, c'est indolore. Les élevages sur paille sèche se sont développés aussi : ils permettent d'éviter la question de l'épandage et donc de réduire la dépendance des éleveurs aux surfaces agricoles nécessaires. Les règlements européens aussi vont dans le bon sens qui interdisent les mauvais traitement aux animaux.

L'élevage sur caillebotis représente néanmoins toujours 90% de l'élevage porcin dans le pays. Pourquoi la conversion vers des modèles plus sains ne s'opère-t-elle pas à plus grande échelle ?
D'abord, pour passer à la paille et aux bons aliments, il faut réduire énormément la taille des exploitations : passer de 2000 porcs à moins de 200 bêtes, tout le monde n'est pas près à la faire.

Mais le plus gros problème reste culturel : les jeunes agriculteurs ont été formés à ce type d'élevage, les techniciens des chambres d'agricultures (qui sont rémunérés par les entreprises phytosanitaires) initient les éleveurs à ces techniques et les collectifs de producteurs, sans qui il est impossible de vendre ou d'obtenir des autorisations d'abattage, ne savent pas faire autre chose. Ils se sont habitués à des rendements importants mais irréaliste : ce n'est plus de l'agriculture, c'est de la Bourse !


Malbouffe: le scandale des usines à cochons
André Pochon est agriculteur et milite depuis les années 1970 pour l'agriculture paysanne et responsable. Il est l'auteur de Agronomes et paysans : un dialogue fructueux, aux éditions Quae, et Le scandale de l'agriculture folle, paru en février 2009 aux éditions du Rocher.

08.11.2009

Reportage France 3

Voici le lien sur le reportage de France3 au sujet des projets d'usine à cochons de Bambecque et d'Houtkerque.

Houtkerque

30/10/2009 | 12:40 par Yves ASERNAL

Pollution pur porc

- Les porcs qui seraient engraissés ici repartiraient ensuite en Belgique en laissant leur pollution côté français. - F3NPDCP -

Les porcs qui seraient engraissés ici repartiraient ensuite en Belgique en laissant leur pollution côté français.

© F3NPDCP

Deux villages tentent de résister au projet d'implantation d'une porcherie industrielle sur leur territoire.

Dans les Flandres, 2 villages irréductibles tentent de résister au projet d'invasion de porcs en provenance de Belgique.

Les habitants de Bambecque et d'Houtkerque ne veulent pas entendre parler d'implantation de porcheries industrielles belges sur leur territoire.

Voir le reportage--->

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