02.12.2009

La position du modem sur les porcheries industrielles en Flandre

Le groupe local Modem interpelle les élus sur le projet de porcherie industrielle

«Les débats sont ouverts »

mercredi 25.11.2009, 14:00

Philippe Chabaud et le groupe local MODEM soutiennent les agriculteurs locaux Philippe Chabaud et le groupe local MODEM soutiennent les agriculteurs locaux

Le groupe local de Wormhout s'est formé il y a tout juste un an. Philippe Chabaud, membre de ce groupe local et de CAP21, revient sur les actions locales du Modem ; la dernière étant l'envoi d'un courrier à tous les maires du secteur pour savoir leur position sur les projets d'implantations des porcheries d'Houtkerque et de Bambecque.



Au tout début de son émergence, ce groupe, composé de seulement deux membres, a distribué des tracts pour se présenter. « L'objectif du Modem est de mettre l'homme au coeur des débats, explique Philippe Chabaud. Tout fonctionne par le bouche à oreille. » Puis il s'est lancé dans la proposition de conférences sur diverses thématiques. La santé, le monde économique, le milieu social ont fait l'objet de réunions et au fur et à mesure, le groupe s'est empli, réunissant aujourd'hui seize membres. « Les personnes aiment aborder de gros dossiers, assure Philippe Chabaud. Nous ne voulons pas rester les bras croisés et nous proposons aux particuliers de devenir acteurs de la vie locale, je pense que ça les satisfait. Dans toutes les problématiques qu'on peut rencontrer localement ; au plus on est nombreux, au plus on arrivera à faire barrage. Les débats sont ouverts. » Et de poursuivre : « les gens élisent des personnalités pour les représenter, c'est à ces personnalités d'être leur porte-parole.
» Pour 2010, le groupe a décidé d'aborder les problèmes de sous-médicalisation et de réformes territoriales. Une conférence sera d'ailleurs organisée sur ce sujet le 16 janvier prochain.

Une mobilisation contre les porcheries industrielles

Le tout récent combat du groupe local Modem de Wormhout est celui de l'implantation des porcheries industrielles. « Notre groupe local ainsi que CAP 21s'opposent à ces projets d'implantations de porcheries industrielles, affirme Philippe Chabaud. Cette société belge Dicoporc souhaite mettre en place un élevage intensif de porcs soit 1972 sur Houtkerque et 3052 sur Bambecque : ce n'est pas de la véritable agriculture mais bel et bien de l'industrialisation et nous trouvons inadmissible que l'on vienne en France engraisser des cochons, y épandre le lisier et abattre les cochons en Belgique  ! Les habitants n'ont absolument rien à y gagner. » Le groupe s'insurge contre les diverses nuisances, la valeur de l'immobilier, mais pas seulement  : « ces usines à cochons provoquent la disparition des petits éleveurs qui assurent une production de qualité par des méthodes traditionnelles, aborde Philippe Chabaud. Après recherche, j'ai constaté qu'en 1999 la population rurale totalisait un peu plus de 14 millions de personnes, soit le quart de la population totale. Depuis 1968, elle a gagné près de deux millions de personnes. Dans les années 90, il y avait près de 924 000 exploitations qui s'étendaient sur 28 000 hectares, en 2007, elles étaient de 527 000 exploitations sur 27 000 hectares. C'est à cause de la course à la production. Pourquoi ne pas aider les agriculteurs bio et revenir à une agriculture plus raisonnée ? Nous soutenons nos agriculteurs locaux et nous invitons les autres partis à se positionner. »

Aurélie LEGRAND

Le Journal des Flandres Le Phare Dunkerquois

01.12.2009

Porcherie controversée à Noordpeene : partisans et opposants réunis dans le calme

dimanche 29.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord

 L'éleveur a fait face aux parterre de riverains et d'agriculteurs afin de répondre à leurs questions. L'éleveur a fait face aux parterre de riverains et d'agriculteurs afin de répondre à leurs questions.

|  ON EN PARLE |

Plus de deux cents personnes occupaient vendredi soir la salle Paul-Hazard à Noordpeene. Éleveurs porcins et riverains s'étaient partagé les places. Les uns venus soutenir le projet d'extension de porcherie ; les autres faire part de leurs inquiétudes quant aux répercussions d'un élevage de quelque trois mille porcs.

 

PAR VIRGINIE DUBOIS

hazebrouck@lavoixdunord.fr

Il y a quelques semaines, à Houtkerque, la réunion publique concernant le projet d'installation d'une « usine à cochons » belge avait fait du bruit. Rien à voir, vendredi soir, à Noordpeene. Les voeux du président de l'association Défense de l'environnement de la Flandre intérieure (DÉFI) ont été exaucés : « Je demande que ça se passe dans le calme et la courtoisie. On est là pour parler ensemble de ce problème récurrent en Flandre intérieure. » Ce « problème » énoncé par Edmond Kociszewski, ce sont les cochons.

L'homme n'a « rien contre les porcheries », il le répète. C'est contre les abus, les règles parfois transgressées, qu'il se mobilise au côté des populations.

Sur plus de deux cents personnes dans la salle, la moitié représente le monde agricole. Devant elles, les responsables de DÉFI, les maires de Noordpeene, Rubrouck et Ochtezeele, communes voisines concernées par le plan d'épandage (avec Buysscheure et Bavinchove). Et l'éleveur lui-même, Benoît Declercq, du groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) familial du Ménégat, route de Watten. Il est accompagné de François-Xavier Lebrun, qui a rédigé l'étude du projet.

Durant deux heures, le jeune agriculteur s'explique, répondant aux questions des habitants inquiets. « Combien de porcs en plus ? Et combien de jours d'épandage dans l'année ? » s'enquiert un riverain. « La porcherie passerait de 933 à 4 415 animaux-équivalents », répond Benoît Declercq, dans le jargon agricole : concrètement, une capacité d'accueil de 3 000 bêtes maximum. L'épandage, lui, se déroulera « durant cinq semaines maximum par an, indique François-Xavier Lebrun, selon les conditions climatiques et hors période interdite d'épandage. » « Ces porcs, je les produis déjà, précise Benoît Declercq. Je loue des porcheries à d'autres éleveurs. Certaines ne sont plus aux normes. Je veux juste ramener les bêtes ici. » La question des vents dominants, des odeurs, revient sans cesse. L'application d'additifs destinés à les neutraliser suffira-t-elle ? Et la notoriété de la commune ? Interrogation relayée par Félix Boutu, président de l'association environnementale Yser Houck : « Personne ne peut être contre. Toute l'économie du village est basée sur l'agriculture. Notre inquiétude, c'est la dimension de cet élevage et sa situation. On vient d'avoir le label Village patrimoine. Je ne pense pas que cet élevage attire le tourisme. » Des propriétaires de gîtes ruraux sont là, soucieux pour leur affaire. À leur côté, Denis Bollengier, vice-président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA). Il soutient ce projet : « Benoît veut se mettre aux normes, c'est un jeune, on a besoin de jeunes. Les règles d'épandage, il va les respecter. » « Le vrai sujet en réalité, c'est quelle agriculture veut-on demain ? », intervient un riverain. Bernard Delassus, maire d'Hardifort et éleveur, relève la responsabilité du consommateur, de la grande distribution : « L'avenir est aujourd'hui à celui qui produira la qualité la plus saine au prix du tout-venant, ce n'est pas possible. » Le mot de la fin revient à Édouard Hugoo, responsable de DEFI à Noordpeene : « Ce projet est contraire à la défense de la qualité de vie et aux politiques de l'environnement et du patrimoine mises en oeuvre pour le développement du tourisme sur le territoire. » Le préfet aura le dernier mot. •

Enquête publique à la mairie de Noordpeene jusqu'au 23 décembre. Permanences du commissaire enquêteur mercredi puis les 11, 19 et 23 décembre, de 9 h 15 à 12 h 15.

28.11.2009

Flandre maritime : l'eau envahit quelques maisons à Wormhout et Wylder

samedi 28.11.2009, 17:30 - La Voix du Nord

| Littoral |

Gonflé par les pluies de ces derniers jours, le fleuve Yser est sorti de son lit, en particulier à Wylder et à Bambecque où les eaux se sont étalées dans les champs et les pâtures.

A Wylder, l'eau a envahi quelques maisons ce qui a obligé les occupants à surélever les meubles et à évacuer des appareils ménagers. Même cas de figure à Wormhout avec la montée de la Peene Becque. A Zegerscappel, une famille a été évacuée en raison de la présence d'eau chez elle. A Esquelbecq, rue d'Arnèke, des habitants ont dressé un barrage avec des sacs de sable. A Dunkerque, le CD 601 (ex-RN1, la pénétrante qui mène à Saint-Pol-sur-Mer et à Grande-Synthe) a été rouverte à la circulation en milieu d'après-midi après avoir été fermée en raison de la formation d'une grande mare en bordure du canal.

26.11.2009

France Social Mis à Jour le : 27 novembre 2009 17:12 Chômage : la barre des quatre millions a été franchie en octobre 27 novembre 2009 En octobre le nombre de chômeurs de la catégorie A, n’exerçant aucune activité, a atteint 2,627 millions. En inc

France Social source : contreinfo.info
Mis à Jour le : 27 novembre 2009  17:12
Chômage : la barre des quatre millions a été franchie en octobre
27 novembre 2009

En octobre le nombre de chômeurs de la catégorie A, n’exerçant aucune activité, a atteint 2,627 millions. En incluant les chômeurs ayant exercé une activité réduite durant la période, ce sont aujourd’hui plus de quatre millions de personnes en France qui recherchent un emploi. En un an, ce chiffre a augmenté de 20%.

Statistiques pôle emploi, octobre 2009

Fin octobre 2009, en France métropolitaine, 3 788 200 personnes inscrites à Pôle emploi étaient tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi (4 019 700 en France y compris Dom), dont 2 627 300 étaient sans emploi (catégorie A) et 1 160 900 exerçaient une activité réduite, courte ou longue (catégories B, C).

Parmi les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, le nombre de personnes sans emploi (catégorie A) en France métropolitaine augmente par rapport à la fin septembre 2009 (+2,0 %, soit +52 400). Sur un an, il augmente de 25,0 %. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte, d’au plus 78 heures au cours du mois, est en baisse (-2,6 %, catégorie B) et le nombre de personnes pratiquant une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois, augmente (+0,6 %, catégorie C).

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 1,1 % (+43 000) en octobre. Sur un an, il augmente de 20,3 %.

(JPG)

Source : Ministère du Travail (pdf)

25.11.2009

Reportage France 3 sur projet de porcherie à Bambecque

Bambecque (59) : Non à la porcherie !

La fronde s'organise dans les flandres contre plusieurs projets d'implantation de porcherie industrielles belges. Pas question pour les habitants de 3 villages de se laisser envahir par ces installations incitées à traverser la frontière en raison du durcissement de la réglementation belge

Voir le reportage

Usine à Cochon sur Delta FM

Bambecque

"Dans le cochon, tout est bon" dit le dicton… Vraiment tout ?

Edition du lundi 23 novembre 2009, 11:28 Delta FM Réduire la taille du texte Agrandir la taille du texte Version imprimable
La viande de porc est l'une des composantes du fameux potche vlech, plat traditionnel flamand apprécié des amateurs. En revanche, les Flamands apprécient beaucoup moins la viande porcine lorsque un élevage de plus de 3 000 têtes s'installe au fond du jardin.
C'est la situation à laquelle est confrontée la commune de Bambecque, un éleveur belge a choisi ce bourg de 674 âmes comme site d'implantation d'une porcherie industrielle.
Outre le fait que ce projet ne créé pas d'emploi localement, les habitants et la municipalité de Bambecque craignent pour leur quiétude. Ils appréhendent la proximité du site d'élevage, 100 mètres minimum d'une habitation sans compter les odeurs et les nuisances sonores.
Edmond Kociszewski, Président de l'association DEFI, défense de l'environnement de la Flandre intérieure, se penche sur le dossier qui fait l'objet actuellement d'une enquête publique. Ce défenseur de l'environnement n'est pas contre l'implantation d'une porcherie de cette taille, à condition de respecter certaines normes. Edmond Kociszewski :

Si le projet voit le jour, la commune va voir passer 86 camions par mois pour acheminer la nourriture aux animaux et plus de 50 camions par an pour le transport des bêtes. Un trafic insupportable pour le réseau routier de Bambecque et des alentours selon Edmond Kociszewski :



Début octobre, à l'occasion d'une seconde demande d'obtention d'un permis de construire pour cette porcherie, la municipalité de Bambecque a émis un avis réservé. Deux autres projets similaires sont à l'étude à Houtkerque et Noordpeene.
Cédric HARDY

24.11.2009

Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise

Voici un article paru sur le site contre info, je vous invite par cet article à découvrir ce site.


Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise, par Robert F. Kennedy Jr.
24 novembre 2009

Au moment où les commentateurs notent la fin de non-recevoir sur l’éventualité d’un partenariat de type G2 opposée par le président chinois au président américain en visite officielle ; où la perspective d’un accord global sur le climat à Copenhague bute sur les divergences d’intérêts entre pays émergents et pays riches ; où l’occident semble empêtré dans des pesanteurs que l’on peut percevoir comme idéologiques mais qui ne sont peut-être que celles d’une oligarchie crispée sur des avantages acquis, l’impressionnant bilan des avancées chinoise dans secteur des technologies vertes établi par Robert F. Kennedy remet quelques pendules à l’heure. Dans un monde où les technologies cruciales de demain ne seront pas forcément celles qu’imaginent le bloc occidental (nano, NTIC, biotechs...) mais plus prosaïquement celles qui permettront d’affronter concrètement le défi du climat et de l’énergie, les plus modernes et les plus réactifs ne sont pas ceux que l’on croît. La Chine fait plus que tailler des croupières aux États-Unis : elle est en train de gagner la bataille commerciale des technologies énergétiques alternatives au pétrole qui, si leur bilan écologique n’est pas forcément toujours vertueux, vont à tout le moins dans le sens de la diminution des gaz à effets de serre et dans la prise en compte du pic pétrolier. Les grands pays émergents du BRIC ont de bons atouts en main dans un 21ème siècle qui devra être peu ou prou écologique : paradoxalement, ne pas abriter en son sein les plus grandes compagnies pétrolières et les plus grands trusts financiers peut mettre à l’abri de certains immobilismes dévastateurs. Alors que dans le même temps, l’occident prend lui un retard pratiquement suicidaire à s’adapter aux crises qu’il a pour une bonne part provoquées. PB.

Par Robert F. Kennedy Jr, Huffington Post, 19 novembre 2009

Entravée par l’opposition des grands émetteurs de carbone et de leurs alliés à courte vue du Capitole [le siège du congrès US], l’administration Obama a reconnu cette semaine qu’elle reviendrait de Copenhague sans que soient pris de nouveaux engagements en vue de contrôler les gaz à effet de serre. De même, le Congrès fait marche arrière sur la promesse pourtant judicieuse de l’administration d’imposer un prix raisonnable sur le carbone. L’explication ultime de blocage, c’est l’attitude traîtresse de la Chambre de Commerce américaine, toujours prête à caresser obséquieusement Big Oil et King Coal dans le sens du poil plutôt que de se soucier de ses devoirs envers notre pays, et qui combat chaque effort en vue d’accélérer la transition de l’Amérique vers une économie de marché dé-carbonisée .

La Chambre de Commerce continue à prétendre stupidement qu’un effort pour accroître l’efficacité et l’indépendance énergétique du pays mettrait en quelque sorte l’Amérique en désavantage concurrentiel par rapport à la Chine. Pendant ce temps, les Chinois se sont positionnés de façon habile et stratégique pour reprendre à l’Amérique son avance autrefois substantielle dans le secteur des énergies renouvelables. La Chine nous rendra bientôt aussi dépendants de sa technologie verte durant ce siècle que nous l’avons été du pétrole saoudien au siècle précédent.

Car les Chinois s’engagent dans cette concurrence dans les technologies de l’énergie comme s’il s’agissait d’une course aux armements. La Chine investit autant ou plus dans les technologies vertes qu’elle ne le fait pour son armée, dépensant des centaines de milliards de dollars chaque année dans les énergies renouvelables et dans l’amélioration des infrastructures des réseaux de distribution. Ces investissements, si nous ne réagissons pas vigoureusement, provoqueront une érosion du leadership américain dans les technologies vertes et assureront la domination de la Chine.

Le programme de relance économique de la Chine prévoit de consacrer 38% des dépenses aux technologies vertes, à comparer aux pauvres 12% du programme de relance américain. En 2013, les technologies vertes représenteront 15 pour cent du PIB chinois. Alors que les États-Unis ont prévu de tripler leur production éolienne d’ici 2020, la Chine va multiplier sa propre capacité par douze, atteignant une capacité de production éolienne de plus du double de celle de l’Amérique. Et tandis que les États-Unis devraient augmenter leur production d’énergie solaire d’un modeste 33% d’ici à 2020, la production d’énergie solaire en Chine devrait augmenter de 20 000%.

Les investissements chinois dans les technologies solaires ont si puissamment stimulé la croissance d’un marché intérieur dans ce secteur que les fabricants de panneaux solaires chinois sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux que leurs homologues américains, et qu’ils sont parvenus à une production à faible coût beaucoup plus rapidement que ceux-ci. Les entreprises chinoises inondent désormais le marché américain avec des panneaux solaires à bas prix et dévastent un secteur manufacturier américain qui se préparait à créer des dizaines de milliers d’emplois pour notre économie en difficulté.

Des centaines de fabricants solaires américains voient maintenant leurs perspectives devenir désastreuses. BP Solar, Evergreen, et General Electric ont déjà annoncé la fermeture de leurs usines américaines de panneaux solaires et leur délocalisation, principalement vers la Chine. Le fabricant leader du secteur solaire en Amérique, Applied Materials, a ouvert la plus grande installation de recherche privée sur l’énergie solaire du monde en Chine. Aujourd’hui, parmi les dix principaux fabricants de panneaux solaires, un seul est américain.

La plus grande installation de panneaux solaires aux Etats-Unis comporte 70 000 panneaux, débitant 14.2 mégawatts, sur la base de l’Air Force de Nellis, dans le Nevada. L’installation fournit plus de 25% des besoins en électricité de la base, et permet au Pentagone d’économiser un million de dollars annuellement sur sa facture d’énergie, mais les panneaux ont été fabriqués par Suntech Power Holdings, un conglomérat chinois. Même sur le marché du film solaire mince, un des derniers refuges de la domination américaine, les profits se réduisent face à la concurrence chinoise.

L’année dernière a vu pour la première fois l’Amérique construire plus d’unités de production d’électricité éolienne que le total des nouvelles unités de production au charbon ou au pétrole. Nous avons été les premiers au monde pour les installations éoliennes durant plusieurs années, et l’industrie éolienne représente déjà plus d’emplois aux USA que celle de l’extraction du charbon. A un moment, les États-Unis jouissaient d’une domination mondiale dans la fabrication des éoliennes, avec de grandes perspectives de création d’emplois.

Pourtant, aujourd’hui, parmi les cinq principaux fabricants de turbines éoliennes, un seul est américain. Pendant que le Congrès s’amuse, la Chine nous bat à plate couture. Le Shenyang Power Group a récemment signé un accord pour devenir le fournisseur exclusif de turbines pour le plus grand projet éolien des États-Unis, un complexe de 145 km² et de 600 mégawatts dans l’ouest du Texas. Le projet créera 2800 nouveaux emplois - 2400 en Chine, mais seulement 400 aux États-Unis.

Comme l’a noté Lu Jinxiang, le directeur général de l’actionnaire majoritaire de Shenyang : « Ce n’est que le commencement ... [les États-Unis] sont une cible idéale. » La Chine est également prête à nous ravir notre position dominante dans les batteries et les voitures électriques, et est déjà loin devant l’Amérique quant au rendement énergétique des carburants automobiles.

Les républicains de Capitol Hill vont bientôt s’apercevoir que la course aux armements du 21ème siècle se déroule déjà, et se joue avec un pays totalitaire qu’ils appelaient il n’y a pas si longtemps « la Chine rouge ». Mais l’Amérique ne gagnera pas en alignant plus d’ogives et de meilleures fusées. Nous ne pouvons l’emporter qu’en investissant massivement dans les technologies vertes et en soutenant les innovations américaines dans ce domaine.

Robert F. Kennedy Jr est universitaire et avocat, spécialiste des questions environnementales.
Publication originale Huffington Post, traduction et introduction de PB pour ContreInfo

19.11.2009

L'identité nationale de Mr Besson à 2 pas de chez nous !

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Avec une débauche de moyens ( bulldozer, grue, tracteurs, camions bennes ),

un grand déploiement de personnels du PAD , sous la protection d’un détachement important de police, les autorités ont une fois de plus procédé, à grands frais, au démantèlement du campement des migrants sur la commune de Loon Plage. Là où huit jours plutôt, la municipalité, en plein accord avec le port, avait médiatisé l’installation de douches en faveur de ces mêmes migrants !

 

Présentes sur le terrain à la première heure, nos associations ont assisté, impuissantes, à l’arrestation d’une cinquantaine de migrants qui ont été menottés

pour être ensuite conduits dans les locaux de la police de l’air et des frontières

( PAF ).

 

Les engins amenés sur place ont ensuite procédé à la sale besogne consistant à saccager les abris d’infortune et ce qu’ils contenaient à l’exception des quelques couvertures, vêtements, chaussures, ustensiles de cuisine, que nous avons pu sauver.

 

Nos associations sont scandalisées par cette opération qui, une fois de plus, comme à Sangatte, comme à Calais et ailleurs, ne règlera rien, mais continuera de véhiculer une triste image de notre « identité nationale », synonyme de répression aveugle, d’exclusion, d’atteinte répétée aux droits de l’homme.

 

Est-ce ainsi que M Besson participe activement, à l’entrée de l’hiver, à la semaine de la solidarité internationale !

 

 

Dunkerque le 17 novembre 2009.

 

 

Signataires : Salam, Mrap, Ldh, No border calais, Modem Loon Plage, Calais Migrants Solidarité, Emmaüs Dunkerque.

 

 

 

18.11.2009

Usine à cochons : les 2 articles du journal des flandres

sur la réunion publique : ici

sur la mobilisation des habitants de la rue "ma campagne" : ici

 

17.11.2009

la voix du nord sur la réunion anti usine à cochons de vendredi

Voir l'article ici.

 

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